Démarrer un potager sur pelouse : Mise en pratique du samedi 8 octobre 2016. Merci :)

Compte rendu :

Un tout grand merci à Alain, Albert, Dany et Francis, Laureline, Luc, Michèle et Pieter, Nathalie et Yves, Philippe, à tout ceux que j’aurais pu oublier et à mon Oncle Georges bien sûr ! pour votre soutien, votre aide, votre enthousiasme, votre énergie, votre expérience, vos conseils, votre bonne humeur, c’est génial ! Cindy

Discussion sur l’emplacement du potager, l’orientation du terrain, l’ensoleillement, l’ombre portée du cerisier sur la pelouse voisine, sur la taille pour le potager… j’aimerais un peu de tout, un abris à tomate aussi, sans vouloir me sentir dépassée, bon on couvre finalement près de 30 m2, quand même !

Nous décidons de faire le potager à l’endroit où mon oncle Georges faisait le sien, éloigné de 3 m de la haie de sapin pour en éviter l’ombre, j’y installerai mes bacs à compost. Michèle me conseille de pouvoir tourner autour et de laisser ainsi de la place pour tailler la haie.

L’examen de la terre nous révèle une belle terre noire et vivante pleine de vers de terre, de millepattes… humide et meuble, qui sent bon le sous-bois, avec des racines profondes sur 20 cm, montrant que toute la terre est colonisée. Magnifique, merci tonton pour cette belle terre !

Voici ce que nous avons fait pour préparer le terrain :

  1. Surface parsemée de crottin de cheval. Attention, mettre trop de crottin, trop rapproché des semis risquerait de compromettre toute culture qui serait brûlées par une terre  trop riche.
  2. Couverture de cartons qui offrent le logis aux vers et consort…
  3. Sur le carton, couvertures diverses,
    – 1 remorque de taille de haie fraîche broyée de chez Francis et Dany, qui couvre 1/4 de la surface de carton, dommage qu’on en ait pas plus…
    – des feuilles et du broyat de chez Luc, on décide de conserver le compost offert, l’or noir, pour la couverture de printemps, même s’il n’est pas stérile car n’a pas chauffé suffisamment. Des feuilles de tilleuls ramassées à la gare, du broyat de taille du jardin fait à l’aide du broyeur d’Albert.
    – pour couvrir ce qu’il reste de surface, Albert met à disposition 2 remorques de feuilles, mélange du nettoyage par la commune des bas-côtés à Lombise. A trier, on en retire quelques déchets, des adventices en graines (à tremper 2 jours dans l’eau pour neutraliser les graines avant d’être mis au compost), des branches de Laurier-cerise (qu’il faudra broyer pour pouvoir l’utiliser), des lianes de liseron que l’on met à sécher sur le passage en béton pour les neutraliser. Pas très rassurant tout ça… mais on me rassure… en travaillant avec une couverture de sol permanente, les adventices n’auront pas le loisir de se développer…  (hormis les racines pivots) Espérons 😉
  4. Pour terminer, 2 ballots de paille de chez Laureline pour couvrir tout ça. Pas de grand vent annoncé… il devrait bientôt pleuvoir pour maintenir tout ça en place. Michèle me conseille de couvrir l’ensemble d’un filet à étang afin d’éviter que les oiseaux ne viennent pas trop déranger tout ça.
  5. Reste à laisser passer l’hiver.
  6. Yves qui a démarrer un potager de la sorte l’année dernière explique que la prochaine étape consistera au printemps à recouvrir les plates bandes à cultiver de 1,5/2cm de compost. Cette couverture empêchera les graines indésirables du dessous de germer mais au semis qui y seront faits de se développer à loisir.

Mais encore :

Francis et Yves déplacent 2 pieds de rhubarbe en bordure de l’espace de culture qui se porteront mieux à l’ombre du mur.

Réflexion d’Yves sur le cerisier qui se trouve sur la pelouse voisine : l’arbre produit des substances chimiques pour qu’aucune cerise tombée au sol ne puisse germer dessous, rien ne sert d’y planter quoique ce soit, des fougères pourquoi pas. Si vous plantez des choux de Bxl à ses pieds, ils n’auront pas bon goût.

Les petits fruits, mûriers, groseilliers, framboisiers, fraisiers qui sont des plantes de sous-bois apprécient d’être à l’ombre momentanée des arbres. Yves explique le développement d’un mûrier et de l’intérêt à gérer sa croissance dès la plantation. Voilà un bon sujet pour se retrouver cet hiver !

Quelques images :

 


05/10/2016 – Voici une nouvelle aventure qui commence pour moi avec un bout de terrain (pelouse) mis à disposition par mon oncle pour faire un petit potager.
A la dernière rencontre, mi septembre, j’ai donc lancé un appel aux jardiniers expérimentés.
Les choses s’emballent à présent grâce au rappel d’Alain ce dimanche, la réponse de Luc et celle de Francis suggérant une rencontre rapide sur le terrain…
Il s’avère qu’il y a urgence pour que le terrain soit prêt à la saison prochaine selon la méthode préconisée par Luc. Et comme il est encore temps…

Rencontre ce samedi  8 octobre de 13h30 à 16h30 :

Il y a donc une rencontre prévue sur le terrain, si ça vous intéresse, soyez les bienvenus !

Résidence de la Baille, en face du terrain de foot, juste avant d’entrer dans la cité.

potagervuerue

J’aurai de l’herbe, des feuilles, du broyat,que je vais tondre, ramasser et broyer, plus de cartons si j’en trouve encore sur ma route…
de la paille et du crottin de chez Laureline,
Albert m’a proposé un peu de compost,
Luc des végétaux hachés et du broyat de branche…
Bon et bien avec tout ça… ça devrait aller !

Peut-être à samedi, Cindy

Voici, ci-dessous, le fruit de nos échanges, la présentation du lieu et du projet en projet 😉

Différentes possibilités pour préparer la terre :

  1. Méthode proposée par Alain, qui n’est peut-être pas l’idéal mais qui est facile.
    Au début du printemps, par temps sec, passer un motoculteur avec une fraise ce qui permet d’arracher l’herbe, d’émietter la terre et de la laisser prête pour semer ou planter. Ce qu’ Alain a fait sur la troisième parcelle de chez Laureline l’année passée (2015) .
  2. Petite note de Luc sur le démarrage d’un jardin sur pelouse , sans compost préalable.Je suis loin d’être un jardinier expérimenté !! mais j’essaie quelques trucs en m’inspirant de ce que d’autres ont fait…, notamment plein d’infos dans le bouquin dont je vous ai déjà parlé (SOLTNER guide du nouveau jardinage).
    La méthode possible que je présente ici s’inspire de la « permaculture » qui met en évidence le « non (ou très faible) travail du sol », sa faible ou absente motorisation et les avantages de la couverture (mulch) quasi permanente du sol (et sans film plastique!)Le cas de figure présent est : « démarrer un jardin sur pelouse en octobre ; avec peu de compost disponible »

    • La situation est presque idéale ! (se dépêcher quand même !)
    • D’abord tondre assez raz. (à la tondeuse, pour une fois… hé hé)
    • Préparer à la ficelle des plates bandes d’environ 1 mètre, séparées par des allées de 60 à 70 cm
    • Greliner préalablement pour décompacter si le sol est argileux et compact.
    • Couvrir les plates bandes (pas les allées) ou pas de cartons (pas indispensable)
    • L’important est de COUVRIR le sol par un Mulch d’automne
    • Installer (ensuite ou directement si pas cartons) le mulch sur les plates bandes.
    • Composition du mulch : feuilles mortes, foin, paille (peut être dispo chez certains jardynamis), fanes de légumes broyées , fines tontes de haie, de pelouse,  fin broyat de branches….
    • Épaisseur du mulch d’automne : au moins 10 cm , 20-25 cm impec
    • Rôle du Mulch d’automne : mises en obscurité par le mulch, les herbes et plantes vivaces présentes en terre vont mourir. La faune (vers, larves, …) et la flore (bactéries, champignons…) du sol qui s’installent sous ce mulch vont « digérer » ces débis de vivaces, enrichir et ameublir le sol.
    • Durée d’action du mulch d’automne : si tu commences de suite : 10, 11,12,01,02 …03 donc 5 à 6 mois. (la nature travaille toute seule, même pendant son « repos »)
    • A la sortie de l’hiver le mulch à relativement « fondu » , suite au travail d’ une abondante faune (vers de terres, …) qui s’est installée sous le mulch.
    • Au printemps suivant :
      *pour les plantes à repiquer, ou à grosses graines (pois, haricots) : écarter le mulch et repiquer directement dans le sol ameubli sous-jacent. S’aider d’un plantoir pour faire le trou de plantation. (salades, choux, céleris, betteraves, oignons, tomates,…) (grosses graines : pois, haricots)*Pour les semis  de petites graines: (carottes, panais , radis, …….
      –enlever le mulch d’automne (mettre en tas, composter, utiliser sur une autre parcelle…)
      -greliner légèrement et enlever les racines des plantes non mortes (chiendent, liseron…)
      -aplanir légèrement au râteau, bien horizontal…
      -COUVRIR le sol de 3 à 5 cm de compost bien mûr exempt de graines
      -mettre en place les semis
      -apporter progressivement le « mulch d’été » (autre épisode) à mesure de la croissance des semis .

    Autre thème lié : les engrais verts :

    Note :

    • Commencer un compost le plus vite possible !!
    • En fonction de la surface je peux donner un peu de broyat, je peux aussi aider à aller chercher du compost chez Ipalle (remorque) ou chez Michel Delire vermicompost.

    ReNote : j’ai enfin acquis un HACHE PAILLE !!! c’est génial pour hacher tout végétal non ou peu ligneux , l’incorporer au compost et faire du compostage de surface « présentable »

    Passez qd vous voulez pour discuter , approfondir, corriger, détailler, boire une jatte …..

Le Lieu :

Voici l’espace préssenti, vu dans un sens puis dans l’autre, c’est là où mon oncle faisait son potager anciennement.

Les photos ont été prises ce 3 octobre à 9h, le matin. L’après-midi, le cerisier (à gauche sur la 1ère photo) fait pas mal d’ombre…

potageravantplan1

potageraufond2

Le projet :

Je réfléchis à la taille du  projet. Sachant que j’aimerais des tomates, courgettes et potirons, carottes, salades, bettes, haricots, petits pois, fèves, fraises (enfin il aurait fallu les planter déjà…), radis… trop peut-être pour un début ! Je regardais, sur notre site, l’article de Valérie « potager 4 saisons de 40m2 » et je me disais ouawww mais Rome ne s’est pas fait en un jour… 20 m2 ce serait déjà pas mal. Qu’en pensez-vous ?

Un abris à Tomate me dirais vraiment… Francis, je suis intéressée de venir voir ça chez toi pour le printemps. Voilà une idée d’atelier en début de saison ! Construction d’un abris à tomates 😉 !

Plan_potager_Valerie_1

 

 

 

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